L'hormèse


(17) Le confort, de plus en plus présent dans notre vie quotidienne, n’améliore pas notre santé, bien au contraire.



Esprit de sens

L’hormèse est une stimulation des défenses biologiques d’un organisme vivant, en réponse à une faible dose de toxines ou d’un autre agent générateur de stress. Ceci existe chez tous les êtres vivants, à commencer par la simple cellule.

Inversement, un milieu trop confortable ou aseptisé ne permet pas à l’organisme de s’adapter à la réalité du milieu naturel.

Une expérience a montré que des souris irradiées par de faibles doses de rayonnement gamma, ont moins de risque de développer un cancer, une fois soumises à d’importantes doses de rayonnement gamma.

En matière d'évolution, l'épigénétique permet d'expliquer comment des traits peuvent être acquis, éventuellement transmis d'une génération à l'autre ou encore perdus : notre comportement agit sur l'expression de nos gènes.

En pratique, soumettre le corps à un stress intense et inhabituel mais de courte durée, suivi d’un temps de repos et de récupération et il se renforcera pour s’adapter et mieux résister la prochaine fois.

Ce stress peut être une substance toxique, une exposition à une température extrême ou à des radiations, un effort musculaire inhabituel, une contrainte physique ou psychologique, une privation de nutriments ou d’oxygène… qui retentit directement sur le fonctionnement des cellules.

Il ne faut pas confondre ce type de stress de courte durée, plutôt salutaire, avec le stress chronique, permanent.
Ce dernier accentue le vieillissement et débouche souvent sur la maladie.

Avec certains toxiques, comme les perturbateurs hormonaux ou le mercure, il n’y a pas d’effet hormétique mais une accumulation des effets toxiques malgré des doses très faibles.

Les bactéries utilisent aussi l’hormèse pour devenir résistantes aux antibiotiques.

Certains médicaments ont une action de protection contre les maladies infectieuses, fonctionnant selon ce principe, en augmentant au final le seuil de résistance à l’infection. Les dégâts infectieux sur les tissus du corps sont alors diminués, sans que la substance n’ait eu d’action directe sur le microbe.

Les remèdes naturels dits « adaptogènes » (comme le ginseng ou l'orpin rose) agiraient aussi dans ce sens, en demandant au corps un effort d’adaptation au produit, qui sera suivi d’un renforcement de l’immunité, et d’une amélioration générale de la capacité d’adaptation au stress.